Opel Grandland Hybrid4 300 PHEV : que vaut la Grandland la plus chère et la plus puissante ?

ET BREF

Version restylée du Grandland X

Hybride rechargeable

300 ch, 520 Nm, 0 à 100 km/h en 6,1 s.

59 km d’autonomie WLTP en 100% électrique

Finition Ultimate unique à 55 400 €

L’Opel Grandland X, présenté en 2017, adoptait déjà les dessous techniques (plateforme, moteurs, boîtes) du Peugeot 3008, avant même que PSA ne rachète Opel à General Motors. Technique identique, mais style très différent, pour ne pas dire opposé. Le Grandland X opposait la modernité de son cousin sochalien à un classicisme discret, mais pas désagréable pour une partie de la clientèle de ce segment de SUV compacts, plus conservateur.

En devenant Grandland, cette Opel conserve un positionnement classique, mais le restylage lui confère une toute nouvelle face avant, arborant la calandre “Vizor”, inaugurée par le Mokka, et désormais signature stylistique de la marque. Il lui apporte également un tableau de bord entièrement repensé, ce qui n’est pas si courant lors des retouches de mi-carrière.

L’Opel Grandland “X” avant son restylage.
Après restylage, voici le
Après restylage, voici la “Grandland”. Il a beaucoup changé.

Un visage qui adopte la nouvelle identité stylistique d’Opel

On retrouve ainsi une proue transfigurée par l’adoption de cette nouvelle calandre. Très verticale, elle arbore une dalle noire avec dans son prolongement, l’optique LED, ici matricielle, le tout étant encadré par un liseré chromé, donnant l’impression que l’ensemble forme un seul bloc. Le bouclier a également été revu en profondeur, avec un insert couleur aluminium et des aérations verticales qui dirigent le flux d’air vers les roues.

Cela transforme complètement l’apparence du Grandland, et l’intègre parfaitement dans la nouvelle identité de la gamme.

A l’arrière, les changements ont été beaucoup plus discrets, avec seulement l’apparition du lettrage “Grandland” sur le hayon. Et il y a toujours la possibilité d’adopter un toit contrastant noir, de série sur cette version.

A l'avant, tout change : calandre
A l’avant, tout change : calandre “Vizor”, optique, bouclier. C’est la nouvelle identité stylistique de la marque.
A l'arrière au contraire, quasiment aucune modification, à part le lettrage Grandland qui figure sur le hayon.
A l’arrière au contraire, quasiment aucune modification, à part le lettrage Grandland qui figure sur le hayon.

Un tableau de bord entièrement revu

Et dans l’habitacle, point d’orgue d’un restylage, la planche de bord a été entièrement repensée. Il reste moins moderne que celui du cousin 3008 mais apparaît plus dans l’air du temps que celui des autres concurrents du marché. Il reprend en fait le concept vu chez le petit frère Mokka, à nouveau baptisé “Pure panel”. Ce sont deux écrans numériques intégrés dans le même panneau laqué noir. Devant le conducteur, un écran paramétrable de 12 pouces affiche les informations de conduite et les aides à la conduite. Et en prolongement, on retrouve l’écran multimédia de 10 pouces. Ce dernier utilise toujours l’ancien système PSA, désormais daté dans ses graphismes. Moins performant que le nouveau système Stellantis ou ce qui se fait chez Renault ou Volkswagen, il fonctionne tout de même très honnêtement, bien qu’un peu lentement, et est compatible avec Apple Car Play et Android Auto.

Dans l'habitacle, la planche de bord a été revue de A à Z. Elle adopte le concept de
A l’intérieur, la planche de bord a été revue de A à Z. Elle adopte le concept “Pure panel” vu sur le Mokka. Deux écrans numériques combinés dans le même cadre laqué noir. C’est plus moderne qu’avant. La finition et l’ergonomie sont réussies.

En tout cas, l’ergonomie est bonne, Opel ayant décidé de conserver, par exemple, des commandes physiques séparées pour la climatisation. Et la qualité des matériaux n’a pas à rougir de la comparaison par rapport à la concurrence généraliste, comme c’était déjà le cas avant restylage.

La vie à bord reste également agréable, avec de nombreux rangements, une habitabilité correcte à l’arrière (mais pas de banquette coulissante ici, à cause des batteries du système hybride), et un volume de coffre de 390 litres, également réduit par les batteries (514 litres pour modèles thermiques). Banquette rabattue, les 1 528 litres font en revanche un bon chiffre. Et il y a des petits compartiments sous le plancher du coffre pour ranger les câbles de recharge, c’est toujours bon à prendre.

Le dégagement pour les jambes est correct, mais le siège, du fait des batteries hybrides, ne glisse pas.
Le dégagement pour les jambes est correct, mais le siège, du fait des batteries hybrides, ne glisse pas.
Le coffre dispose de 390 litres de volume de banquette en place, soit 124 litres de moins que les modèles thermiques.  Banquette rabattue, c'est 1 528 litres.
Le coffre dispose de 390 litres de volume de banquette en place, soit 124 litres de moins que les modèles thermiques. Banquette rabattue, c’est 1 528 litres.

59 km d’autonomie théorique en 100% électrique

Le Grandland restylé conserve également la même mécanique qu’auparavant, y compris ce système hybride rechargeable avancé. Dans cette configuration la plus aboutie, le groupe motopropulseur, basé sur un 1.6 Puretech de 200 ch, secondé par deux moteurs électriques (110 ch à l’avant et 113 ch à l’arrière), ce qui en fait la seule version 4 roues motrices, développe 300 ch cumulés et 520 Nm de couple. Il est officiellement annoncé à 1,3 litre aux 100 km et 29 à 30 grammes de CO2 au km. Il est accouplé au boîtier e-EAT8, comme tous les hybrides rechargeables Stellantis.

Le Grandland propose toujours le bloc hybride rechargeable poussé à 300 ch et 520 Nm.  Il utilise le 1.6 Puretech en 200 ch, et deux moteurs électriques, un à l'avant entre moteur et boîte (110 ch), et un autre sur le train arrière (113 ch).  Ce qui en fait le seul 4x4 de la gamme.
Le Grandland propose toujours le bloc hybride rechargeable poussé à 300 ch et 520 Nm. Il utilise le 1.6 Puretech en 200 ch, et deux moteurs électriques, un à l’avant entre moteur et boîte (110 ch), et un autre sur le train arrière (113 ch). Ce qui en fait le seul 4×4 de la gamme.

Ses performances sont solides, avec une vitesse de pointe de 235 km/h et un 0 à 100 abattu en 6,1 secondes. Exactement comme l’ancien modèle. De même, la batterie hybride de 13,2 kWh, dont la capacité n’a pas changé, autorise toujours 59 km d’autonomie en 100 % électrique, selon le cycle WLTP. Ce n’est pas phénoménal, mais le 3008, et pour cause puisqu’il a la même mécanique, ne fait pas mieux. Seul le Toyota Rav-4, si l’on reste dans les marques généralistes, fait mieux, avec 75 km d’autonomie en 100 % électrique, grâce à une batterie plus volumineuse de 18,1 kWh.

En standard, le Grandland dispose d’un chargeur de seulement 3,7 kW, qui permet de recharger en 4 heures environ sur une prise renforcée et 7 heures sur une prise domestique. En option (400 €), vous pouvez choisir un chargeur 7,4 kW/32A, qui réduit le temps de charge à 1h50 sur une borne adaptée (la plupart des bornes publiques 11 ou 22 kW).

Un peu moins en fait…

Aucun changement en tout cas à ce niveau, et aucun changement du tout lorsque l’on prend le volant de ce modèle.

Débarrassons-nous tout de suite du sujet de la consommation. En mode 100% électrique, nous avons parcouru 44 kilomètres. Un chiffre qui aurait pu être un peu plus élevé si nous n’avions pas emprunté un tronçon de l’autoroute 110 sur notre parcours. Mais il semble tout de même compliqué d’atteindre les 59 km théoriques.

En mode hybride, batterie pleine, on a relevé une consommation de 4,2 litres en moyenne, et une batterie qui a tenu presque le double du temps (82 km). Batterie vide, la consommation grimpe, et on retrouve un 6,1 litres toujours satisfaisant, sans toutefois avoir pris l’autoroute à 130 km/h. En mode charge forcée de la batterie, la consommation s’envole à plus de 10 litres. Il faut absolument éviter ce mode, sauf si vous devez absolument rouler en 100% électrique à destination.

Les performances de ce Grandland vitaminé sont à la hauteur de la puissance tant que la batterie est suffisamment chargée. Les accélérations sont toniques, les reprises très régulières, malgré un poids lesté de 360 ​​kg du fait du système hybride. En revanche, dès que les batteries sont vraiment vides, on se retrouve avec une centaine de chevaux en moins, et le 1.6 Puretech donne beaucoup plus de voix, car il doit obtenir une puissance et des performances bien plus élevées dans les régimes. D’où l’intérêt, en utilisation normale, de recharger le plus souvent possible, à la fois pour la consommation, les performances, mais aussi le bruit.

Un bon compromis entre confort et dynamisme

Le châssis est fidèle à ce qu’il était, c’est-à-dire un très bon compromis entre dynamisme et confort. Il est certes ferme, bien plus qu’un Citroën C5 Aircross ou les modèles coréens, mais un peu moins qu’un 3008, et jamais inconfortable. La motricité n’est jamais mise en défaut, surtout en mode 4×4 (qui fonctionne aussi en mode 100% électrique). Bien sûr, en conduite très dynamique, à la limite, le Grandland s’avère être sans surprise sous-vireur, ce qui est une bonne chose pour le conducteur moyen, car il est facile à contrôler.

Sur route, le Grandland Hybrid4 de 300 ch est performant (lorsque sa batterie est pleine), silencieux, et offre un bon compromis entre confort et dynamisme.  C'est un plaisir de conduire au volant.
Sur route, le Grandland Hybrid4 de 300 ch est performant (lorsque sa batterie est pleine), silencieux, et offre un bon compromis entre confort et dynamisme. C’est un plaisir de conduire au volant.

La direction est agréable, pas trop assistée et assez communicante, et le freinage est ici très bien géré, passant en douceur du freinage récupératif au freinage hydraulique. Bravo Opel. Globalement, le Grandland est plus agréable au volant qu’un C5 Aircross, ou qu’un Volkswagen Tiguan, plus dynamique que les concurrents coréens, et pas si éloigné que ça du 3008, qui est quand même un peu plus dynamique, mais peu, et le doit surtout à la sensation due à son petit volant.

Equipement complet, heureusement vu le prix

Finissons avec l’équipement. Autant le dire tout de suite, il est plus que complet. Et pour cause, la Grandland équipée de ce moteur n’existe que dans une seule finition “Ultimate”, la plus haut de gamme. Complet oui, mais extrêmement cher. En effet, après une augmentation de 900 € au 1er septembre, il s’affiche à 55 400 €, ce qui commence à piquer sévèrement. D’autant qu’au-dessus de 50 000 €, les modèles hybrides rechargeables ne sont plus éligibles à la prime de 1 000 €.

L'équipement est ultra-complet.  Heureusement, vu le prix élevé de 55 400 € !
L’équipement est ultra-complet. Heureusement, vu le prix élevé de 55 400 € !

Pour ce tarif pourtant, la dotation est complète (voir aussi page équipements), avec conduite autonome de niveau 2, feux à LED matriciels, navigation connectée, jantes 18 pouces, sièges avant électriques, chauffants et ventilés, volant chauffant, pare-brise chauffant, recharge par induction smartphone, caméra 360°, aide active au stationnement, alerte véhicule angle mort, avertisseur de sortie de voie, toit contrasté noir, barres de toit, etc.

Les seules options sont la sellerie cuir (990 €), le système de vision nocturne (1 000 €), le hayon motorisé (290 €) et les jantes 19 pouces (540 €).

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