Bel attentat : “Je me souviens de son air déterminé”, le témoignage choc du “héros en scooter” qui a poursuivi le terroriste

Six ans après l’attentat de Nice qui a fait 86 morts, celui que l’on surnomme désormais “le héros en scooter”, Franck Terrier, a raconté sa course-poursuite pour tenter d’arrêter le terroriste, dans Sept à Huit.

Il a risqué sa vie pour tenter d’arrêter le terroriste au volant de son camion bélier. Franck Terrier a raconté dimanche, dans Sept à Huit sur TF1, sa poursuite. Ce soir-là, son fils était sur la Promenade des Anglais.

« Je roule vers le Vieux Nice en scooter avec ma femme derrière, pour aller manger une glace. Je vois ce camion essayer d’aller d’un côté à l’autre, là où il y a le plus de monde pour écraser les gens”, a-t-il confié à Audrey Crespo-Mara.

Je suis déterminé à arrêter ce camion

“Je pense que ça doit jouer sur mon subconscient, pour que j’intervienne. Je suis déterminé à arrêter ce camion. Le but pour moi est d’aller le plus vite possible jusqu’à la cabine du camion. Je dépose ma femme, Je le chasse”, poursuit-il.

Le Niçois poursuit son histoire épouvantable : “Je slalom entre les morts (…) J’entends des chocs et des cris”.

Une fois à hauteur du camion, le terroriste roule sur l’avant de son scooter. Mais cela ne le ralentit pas. Le Niçois chute, se relève et se retrouve nez à nez avec le tueur. De là, une bagarre éclate. “La fenêtre est ouverte, et je me bats avec lui. Je pense qu’il est surpris, mais il n’y a pas d’échange de mots, on ne dit rien, on se bat juste. Je me souviens de son regard, un regard déterminé et froid”.

Les flics pensaient que j’étais avec lui

A l’arrivée des policiers, Franck Terrier s’est caché sous la roue avant gauche pour éviter les balles. Le terroriste est tué.

Il a été immédiatement interpellé par la police. “JEIls pensaient que j’étais avec lui. Alors ils me secouent un peu, quoi.”

Dans les jours qui ont suivi, le héros en scooter « n’arrête pas de pleurer. Six ans plus tard, il se sent toujours coupable. » « Si j’avais peut-être agi à temps, peut-être qu’il y aurait eu moins de morts, je ne sais pas. “

je vois la vie autrement

Franck Terrier confie qu’il a même tenté de mettre fin à ses jours. “Je vois la vie autrement, cette attaque m’a coupé dans mon élan, c’était très compliqué. C’est horrible, j’appelle ça un massacre. C’est dur.”

“Aujourd’hui, je ne me considère pas du tout comme un héros”, dit-il. “Pour moi, les héros sont les médecins, les pompiers, les infirmières, la police, mais pas moi.”

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