déviation. Moutarde, bruine, sandwich, vinaigre… Pourquoi ces produits sont-ils restés en rayon cet été ?

primaire
Selon l’échelle NielsenIQ, publiée vendredi 2 septembre, la moutarde est le produit le plus touché cet été par une pénurie de magasins. A côté : graisse de friture, vinaigrette, sprays ou tartines. Les retombées de la guerre en Ukraine, la hausse des températures ou encore le Covid-19, explique à La Dépêche du Midi, Olivier Duvers, spécialiste de la grande distribution.

Dans son dernier baromètre sur l’état des ruptures de produits en magasin, publié vendredi 2 septembre, NielsenIQ Il place la moutarde en tête des produits les plus touchés par les ruptures de stock. Selon les membres du comité, sa disponibilité dans les rayons des supermarchés aurait diminué de 31,8 % entre l’été 2021 et l’été 2022. « Je ne suis pas du tout surpris de ce résultat, confirme Olivier Duvers, un expert de la grande distribution. “Cela a été prouvé et tous les consommateurs s’en sont rendus compte. Fondamentalement, il y a un problème d’indisponibilité des matières premières. Les graines de moutarde ont été récoltées beaucoup moins souvent au Canada, en France, en Russie ou en Ukraine.”

Lire aussi :
Pénuries : moutarde, vinaigre, sandwich… Quels produits ont connu les plus grosses pénuries en magasin cet été ?

Selon l’expert, la petite moutarde disponible en magasin aujourd’hui est presque toujours de la moutarde importée : « Elle provient principalement des pays de l’Est, notamment de Pologne. De plus, elle a sa particularité. Elle est plus douce que la moutarde de Dijon. Quand l’affichage en rayon reviendra-t-il à la normale ? “Pas avant la fin de l’année, quand la récolte de cette année arrive enfin à l’usage des moutardiers”, prévient Olivier Duvers.

Phénomène de report

Autre leçon de l’échelle NielsenIQ : en un an, notre stock de vinaigre, d’huile, de graisse de friture et même de graisse de cuisson a augmenté d’environ 10 %. “Le problème de tous les produits à base de matières grasses vient de la guerre en Ukraine, de l’arrêt de l’exportation de l’huile de tournesol, le spécialiste s’identifie à la grande distribution. Quand vous avez le produit leader mondial qui arrête d’exporter, il est logique que vous ont une pénurie du problème qui se produit. Vous avez donc un autre phénomène en cours qui est la transition vers d’autres produits et c’est surtout le cas avec les graisses à mécaniquement, le manque d’huile de tournesol a détourné la demande des consommateurs vers d’autres produits qui ne sont pas aussi facilement disponibles en grande quantité et qui sont eux-mêmes en rupture de stock.

produits sensibles aux intempéries

Une sorte de stratégie de domino en un mot. Contrairement à la moutarde, l’huile de tournesol est déjà revenue dans les rayons des supermarchés : « Elle est réapparue, souvent grâce à des marques qu’on ne connaissait pas, mais le problème c’est que les consommateurs n’en achètent plus parce que c’est cher et en plus, ils souvent déjà stocké », analyse Olivier Duvers.

Entre l’été 2021 et l’été 2022, la vente de sandwichs a doublé, ce qui a également causé ici quelques problèmes d’approvisionnement des rayons des supermarchés : “Du fait de la crise sanitaire, estime l’expert. Le développement du travail à distance a conduit à moins consommation de repas hors domicile. Depuis deux ans, les ventes ont chuté logiquement, ce qui a eu un impact négatif sur l’histoire. Et quand la situation revient à la normale, on recommence à acheter comme avant et il est parfois difficile de suivre les stocks.”

Car le brouillard est en rupture de stock, Olivier Dauvers met directement en cause les températures élevées : “C’est généralement un produit d’achat d’impulsion quand la température monte. C’est mécanique ! C’est un ‘produit météo’. Sensible.” Il vend également indirectement des nettoyants pour fours, en baisse de 85 % cet été. En cas de chaleur extrême, vous mangez plus froid, utilisez moins le four et ne pensez donc pas trop à le nettoyer.”

Leave a Reply

Your email address will not be published.