En grève, les Atsem “sont déterminés à se faire entendre”, assure la CGT Services publics

L’Atsem “sont déterminés à être entendus”a assuré lundi 5 septembre sur franceinfo Delphine Depay, dirigeante de la CGT Services publics, en charge des secteurs sociaux et médico-sociaux, alors que les agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles sont appelés à la grève nationale à l’appel de la CGT Services publics et la CGT Educ’action.

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“Un Atsem, avec 15 ans d’ancienneté, titulaire d’un CAP petite enfance, titulaire du concours d’entrée dans la fonction publique territoriale, gagne environ 1.600 euros nets par mois”se souvient Delphine Depay. “C’est bien en dessous de ce qu’elle devrait gagner et en dessous d’un salaire à la mesure des missions qu’elle mène auprès de nos enfants.” Le salaire est “le point d’échauffement” pour les agents qui sont “déterminé à être entendu”. L’Atsem « exiger et attendre une action du gouvernement pour une augmentation immédiate de leur salaire de 183 euros net, à l’image de ce que les aides-soignants, auxiliaires ont pu percevoir »souligne le représentant de la CGT.

Les salaires des agents territoriaux spécialisés des maternelles n’ont pas augmenté “pour plusieurs années”, précise Delphine Depay. Elle dénonce “la faiblesse de la revalorisation du point d’indice de 3,5%”. Avec ce rattrapage, “un Atsem avec 15 ans d’ancienneté verra une majoration de 40 euros”une augmentation “dérisoire”.

“Nous attendons une vraie reconnaissance à travers le salaire de ce métier d’Atsem qui est essentiel au sein de l’école et de son bon fonctionnement.”

Delphine Depay,CGT Services publics

chez franceinfo

Delphine Depay tient à rappeler que les Atsem sont “mise à niveau” ces dernières années. “Très souvent, on voit des Atsem qui sont seuls en charge d’une classe entière” en cours “de 25 enfants, bambins”. Si cette situation se présente, c’est parce que “Les enseignants aujourd’hui sont largement insuffisants en nombre. Et pour une fois, c’est un jonglage entre l’enseignant et l’Atsem pour prendre les cours à leur charge et les accompagner”. Le syndicaliste rappelle que “la loi précise qu’ils doivent juste soutenir un professeur des écoles. Ce qui n’est pas forcément le cas aujourd’hui dans toutes les écoles de toutes les communes”. “Ils sont vraiment là pour accompagner et apporter de la bienveillance au bien-être de ces enfants pendant tout le temps scolaire”ajoute Delphine Depay.

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