Le calvaire d’une famille de 11

Saint André. En même temps que Miss Réunion était accueillie dans le bureau de Joe Peder, à la réception un couple et leurs neuf enfants ont menacé de dormir devant la mairie si aucune solution n’était trouvée. Rien ne va arriver. Après une nouvelle rencontre avec les services de la ville et avec le maire, elle a repris la direction de Champ-Borne et d’une maison qu’elle loue depuis plus de 20 ans mais qu’elle doit quitter d’urgence, car insalubre même “dangereux”. “Il n’y a plus d’électricité et le toit pourrait s’effondrer.”déclare le père, Jean-François Bardel.
Il accuse son propriétaire de ne jamais faire les travaux nécessaires sur le toit. Résultat : de graves avancées qui ont des répercussions sur la santé des enfants, dont le plus jeune n’a que trois ans. Certains ont fait des crises d’asthme. En réponse, le propriétaire leur a donné jusqu’au 25 septembre pour quitter l’immeuble. L’électricité a également été coupée de la famille depuis mardi dernier. Malgré ses recherches, elle affirme n’avoir rien trouvé à louer dans le secteur privé. Pas mieux en social. Alors la semaine dernière, elle est retournée à la mairie. Au chômage, comme sa femme, le père de famille se dit “déprimé” Il a été blessé à la jambe.


La réalité du parc social

À la mairie, nous veillons à faire de notre mieux. Après la visite d’un technicien, qui a permis de remettre l’éclairage en état de marche, un groupe électrogène et de l’essence ont été fournis. La famille a rejeté ce week-end la prise en charge temporaire dans une pension de famille de Ravine-Creuse, jugeant l’endroit dangereux et insalubre. Même résultat pour une autre proposition hier. “Le problème c’est qu’aujourd’hui il y a très peu d’établissements qui correspondent à la composition de cette famille, que ce soit dans le secteur social ou dans le privé, ce n’est pas facile mais malgré tout on se bat” Les commentaires de Joe Peder. « Nous avons suivi toute la procédure, la mairie a déposé un constat d’inadéquation, un accompagnement du CCAS a été mis en place et la sous-préfecture a été sollicitée pour faire le lien avec les institutions, et nous sommes face à la réalité du parc social »poursuit son directeur de cabinet.
La solution pourrait prendre la forme de logements municipaux, la mairie envisageant la rénovation d’une trentaine d’anciens LLTS lui appartenant avec un projet de les revendre au prix de l’immobilier. La valeur des travaux est estimée à 300 000 euros. “Il faut organiser ça pendant que les gens attendent un logement, respecter les règles et donner la priorité aux ayants droit”, les détails du maire hier soir. Une nouvelle rencontre est prévue en fin de journée avec la famille, qui a refusé un placement temporaire dans un hôtel. Elle espère trouver un foyer bientôt.

Soir


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