Les Africains critiquent l’absence des pays riches au sommet de Rotterdam sur l’adaptation au changement climatique

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Des personnes déplacées qui ont fui la sécheresse attendent une distribution d'eau dans le camp de Baidoa, en Somalie, le 13 février 2022.

Déçu et amer. Tour à tour, le dirigeant sénégalais Macky Sall, au nom de l’Union africaine (UA) assurant la présidence tournante, la présidence du Ghana, Nana Akufo-Addo, République démocratique du Congo, Felix Tshisekedi, le président éthiopien, Sahel Work Zewde , et Moussa Faki Mahamat, le président de la Commission Union L’Union africaine, ont déploré l’absence des chefs d’Etat des pays industrialisés au sommet consacré à l’adaptation de l’Afrique au changement climatique, lundi 5 septembre à Rotterdam.

« Nous nous sommes efforcés de quitter l’Afrique pour venir à Rotterdam absents de cette salle alors qu’il leur était certainement plus facile de se déplacera critiqué le président sénégalais. Ils sont les principaux pollueurs et ils doivent financer l’adaptation. Pays non responsables du changement climatique.

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A deux mois de la conférence des Nations unies sur le climat (COP27) à Sharm El Sheikh en Egypte, les dirigeants africains ont voulu profiter de cette rencontre organisée par le Centre mondial pour l’adaptation (GCA) pour mobiliser l’attention internationale sur l’une des priorités du continent comme la la pandémie de COVID-19 et le choc inflationniste associé à la crise ukrainienne pour réduire ses capacités financières.

Trente-trois pays africains sur 54 figurent parmi les pays les moins avancés. Nos pays sont déjà contraints de consacrer entre 2% et 5% de leur PIB pour faire face à un problème qu’ils n’ont pas créé. Ils reçoivent une petite part du financement international. C’est l’une des formes les plus horribles d’injustice contre le continent.Il a critiqué Moussa Faki Mohammed.

“Les Africains ne mendient pas”

Environ 50 milliards de dollars par an sont nécessaires pour mettre en œuvre les politiques d’adaptation mises en place par les gouvernements africains d’ici 2030. Seule une partie de cette somme peut être obtenue à partir des ressources nationales. Le Rwanda, par exemple, a déjà prévenu qu’il n’est pas en mesure de couvrir plus de 40 % de ses besoins, le Ghana un tiers et le Kenya un peu plus de 10 %.

En 2019 et 2020, les pays industrialisés ont apporté 11 milliards de dollars, selon les données publiées par le GCA : 97 % provenaient de financements publics et notamment de banques multilatérales de développement, et plus de la moitié de ces financements étaient des prêts qui ont contribué à l’augmentation de la endettement des pays. .

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La Banque africaine de développement (BAD) et le Conseil de la guerre mondiale ont lancé en 2021 le Programme d’accélération de l’adaptation en Afrique, dont l’objectif est de lever 25 milliards de dollars d’ici 2025 pour soutenir, par exemple, des initiatives d’adaptation. Adaptation dans l’agriculture ou construction d’infrastructures capables de résister aux chocs climatiques. Les Africains ne mendient ni n’attendent. Ils ont mis de l’argent sur la table”, Le président de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, a réitéré, rappelant aux pays industrialisés leur devoir de solidarité.

Ce programme comprend deux volets : un fonds de démarrage de 250 millions de dollars qui permettra d’évaluer la faisabilité des projets, et d’autre part, un plan de financement. La Banque africaine de développement espère augmenter ce montant lors de la COP27. La France, représentée à Rotterdam par la secrétaire d’Etat chargée du Développement, Chrysola Zakaropoulou, a annoncé qu’elle contribuera à hauteur de 10 millions d’euros pour soutenir des projets liés à la Grande Muraille Verte et à l’initiative FARM (Mission Résilience Alimentaire et Agricole), dirigée par Emmanuel. Macron et Macky Sall.

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