les Bleus écartent, dans la douleur, le Japon pour atteindre les quarts de finale

Suspense, tie-break et beaucoup de nerfs. L’équipe de France de volley-ball, championne olympique, s’est qualifiée pour les quarts de finale de la Coupe du monde en battant difficilement le Japon, lundi 5 septembre, à Ljubljana.

Les Bleus affronteront les Italiens, parmi leurs meilleurs ennemis, mercredi dans cette même Stozice Arena (à 17h30), devant des tribunes qui pourraient être plus remplies, puisque la Slovénie jouera dans la foulée.

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Lundi, seuls quelque 1.000 spectateurs ont assisté à ce huitième de finale fou, remporté par les Bleus d’un trou de souris après un combat homérique, sur leur deuxième balle de match après en avoir sauvé une ! Le score final révèle toute l’intensité du combat imposé par une séduisante équipe japonaise : 25-17, 21-25, 26-24, 22-25, 18-16.

La délivrance, après plus de deux heures de jeu, est venue comme un symbole du joueur vedette des Bleus, Earvin Ngapeth (17 points), qui a trouvé une petite diagonale d’un smash furieux. Preuve de soulagement: les Bleus, qui visent un premier titre de champion du monde dimanche à Katowice un an après l’or olympique décroché à Tokyo, se sont félicités après le point de la victoire comme s’ils avaient gagné plus qu’un simple huitième de finale.

“C’était un match de fou, très difficile pour les nerfsa admis le central Barthélémy Chinenyeze, conscient d’avoir failli rentrer tôt chez lui. Le Japon a joué un match incroyable. On savait que ça allait être dur, mais maintenant ça fait du bien. »

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Profondeur du banc

Comme dans les poules face à la Slovénie (3-2), où ils ont effacé plusieurs balles de match, ils ont démontré leur force mentale face au superbe et bondissant Japonais entraîné par l’ancien sélectionneur français et international Philippe Blain (2001-2012). Ils sont passés tout près d’une première victoire contre la France depuis 2016.

Mais si face aux Slovènes les Français avaient rapidement mené au tie-break (cinquième tour décisif), ils ont dû puiser dans leurs ressources lundi pour se rattraper, devant 4 à 1. Ils ont pris un premier avantage (7-6) sur un contre vainqueur de Trévor Clévenot.

Clévenot, décisif en fin de match, avait été remplacé rapidement, car en échec, face aux Slovènes, par Kévin Tillie. Mais Tillie s’est blessé au pied lors du match contre le Japon où il a mal atterri, et les rôles se sont inversés.

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Les Bleus ont donc pu compter sur leur profondeur de banc. Les performances de Clévenot et Jouffroy en témoignent, mais aussi celle de l’habituel remplaçant au poste pointu, Stephen Boyer. Entré en jeu en cours de match à la place de Jean Patry, il a aussi été décisif au tie-break, avec une attaque gagnante permettant à la France de reprendre un point d’avance (10-9), juste avant un contre victorieux Barthélémy Chinenyeze (11 -9).

“On s’en fout d’être belle”

Le Français Earvin Ngapeth tente, par derrière, de remettre le ballon dans le camp japonais, le 5 septembre 2022.

L’apport de Boyer (17 points) a également été significatif dans le troisième set : il a fait mouche en deux attaques en fin de manche, s’offrant deux points d’avance (22-20). Quelques minutes plus tard, les Bleus menaient deux sets à un. Ils semblaient avoir le jeu en main.

C’était sans compter sur le Japon et leur duo de fougue composé de Yuji Nishida (31 points), affûté en poche (1,87 m), et du receveur-attaquant Yuki Ichikawa (22 points), qui a remporté le quatrième set avant de pousser les Bleus à leurs trousses. limites. Mais cette équipe française est consciente de sa force et de son efficacité dans les moments difficiles.

“On est soulagés, mais aussi frustrés, car on a l’impression d’avoir été dominés dans le match”reconnu Earvin Ngapeth sur la chaîne L’Equipe. «Mais nous ne nous soucions pas d’être beaux, de jouer un bon match. Maintenant, l’important est de gagner, même si ce n’était pas notre meilleur match. L’aventure continue”s’est réjoui le joueur vedette de l’équipe de France qui s’attend à une nouvelle opposition musclée de la part des Italiens, que les Bleus connaissent ” par coeur “. “Les erreurs que nous avons commises ce soir [lundi] ne pardonnera pas contre eux”détourna Ngapeth.

Le Monde avec AFP

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