Sans Wall Street, le Cac 40 était à la merci du gaz en Europe et des confinements en Chine, Market news

La Bourse de Paris a perdu du terrain lundi, effaçant une partie de son rebond de vendredi. L’euro oscille autour de ses plus bas depuis 20 ans, plombé par le risque d’une crise énergétique en Europe, elle-même alimentée par le report sinus le la reprise des livraisons de gaz russe via le gazoduc Nord Stream 1, initialement prévue samedi. Les contrats à terme sur le TTF néerlandais, référence des prix du gaz en Europe, ont bondi de 31% à 278,50 euros le mégawattheure ce matin, leur plus forte hausse depuis mars, se rapprochant ainsi du pic historique atteint à plus de 340 euros en un peu moins de deux semaines depuis.

A la clôture, le Cac 40 perdait 1,20% à 6.093,22 points, après un plancher à 6.018,02 (-2,42%), dans un volume d’affaires de 2,55 milliards d’euros. L’indice phare n’a pu compter sur aucune aide de Wal Street, les marchés américains étant fermés lundi pour la fête du Travail, un jour férié aux Etats-Unis.

Le marché a également dû digérer le recul de l’activité dans les services de la zone euro le mois dernier, l’indice PMI établi par S&P Global reculant de 1,4 point à 49,8, son plus bas niveau depuis 17 mois. Un chiffre inférieur à 50 reflète une contraction de l’activité. Chris Williamson, économiste en chef de S&P Global, note que : « Témoignage de la persistance de très fortes pressions inflationnistes dans la région, les prix payés et facturés par les entreprises continuent d’augmenter à des rythmes jamais atteints avant la pandémie. La baisse des taux d’inflation s’est toutefois poursuivie en août, suggérant qu’ils pourraient s’être stabilisés. »

Nouvelles mesures de restriction en Chine

L’intensification de la crise énergétique à l’approche de l’hiver fragilise les économies de la zone euro, incitant plusieurs pays, dont l’Allemagne, à adopter de nouvelles mesures anti-inflationnistes. ” Les économies se sont préparées aux contraintes énergétiques et à la perspective d’un rationnement, mais force est de constater que par rapport aux attentes du début d’année, l’évolution actuelle s’annonce comme la pire des évolutions.résume Wei Li, stratège chez BlackRock, sur Bloomberg TV. Ainsi, à l’approche de la fin de l’année, une sous-pondération des actions dans un tel environnement semble appropriée. “, il ajoute. Cette crise survient à un moment où la flambée des prix à la consommation rend presque inévitable une hausse de 75 points de base de la Banque centrale européenne jeudi, malgré la détérioration des perspectives économiques.

Réuni lundi en visioconférence, le comité ministériel de suivi Opep+ a recommandé une réduction de son objectif de production de 100.000 barils par jour à partir d’octobre, selon des délégués cités par Bloomberg et Reuters. Le baril de Brent de la mer du Nord revient à près de 96 dollars le baril. TotalEnergies a gagné 3,1 % et Vallourec 1,7 %. A l’inverse, le secteur automobile est particulièrement faible. Faurecia et Valéo ont baissé respectivement de 8,9% et 8,2%, les mesures de confinement ayant été imposées à Shenzhen, où les deux groupes disposent de centres de R&D, tandis que les mesures de restriction sanitaire ont été prolongées dans le pôle industriel de Chengdu. Renault et Stellaire ont baissé de 5,4% et 4,8%.


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