Ukraine : Ségolène Royal avoue s’être « trompée » sur le bombardement de la maternité de Marioupol

Ségolène Royal veut enfin clarifier sa pensée. Faire marche arrière diront certains, tant l’ancien ministre avait pu provoquer le malaise ou l’étonnement de nombreux politiques ou internautes sur les réseaux sociaux. Le 1er septembre, elle commentait pour BFMTV le conflit en Ukraine. Et a fini par s’interroger plus précisément sur la réalité du bombardement russe de la maternité de Marioupol, un drame reconnu comme crime de guerre par Amnesty International et documenté notamment par des journalistes de l’agence AP qui s’y trouvaient. Elle avait alors pu suggérer qu’il n’y avait pas eu de victimes.

“Tout le monde sait qu’il y a de la propagande de guerre par la peur”, disait alors Ségolène Royal. Ne serait-ce que le premier événement qui a été dit, la maternité bombardée. Lorsque M. Zelensky a fait le tour des parlements européens, c’est là que le processus de paix s’est arrêté. Il a utilisé ça, il a dit : J’ai rencontré une femme enceinte qui m’a dit de me venger. Il était incapable de donner le nom de cette femme, nous ne connaissions pas les noms des victimes. Et vous pouvez imaginer que s’il y avait eu la moindre victime, le moindre bébé avec du sang, à l’ère des téléphones portables, nous les aurions eus. »

“C’était trois phrases à l’improviste”

Cette libération avait suscité une vague d’indignation. Certes, Ségolène Royal avait tenté d’éteindre l’incendie en assurant sur Twitter qu’elle n’avait jamais voulu « nier » la réalité de ce bombardement et en s’excusant auprès des victimes, mais le soufflé ne s’était pas calmé. C’est même Éric Zemmour qui a mis une pièce dans la machine ce lundi matin, estimant que l’ancien finaliste à la présidentielle avait fait preuve de “courage” en tenant de tels propos sur le bombardement de Marioupol.

Elle avoue désormais avoir fait une “erreur”. Chez nos confrères de Checknews, Ségolène Royal reconnaît enfin s’être trompée. « J’aurais pu laisser croire que je disais qu’il n’y avait pas du tout de victime. C’est une erreur, je le reconnais, et je me suis excusée auprès des victimes, dit-elle, ajoutant qu’elle n’a pas eu le temps de réfléchir. “C’était trois phrases à l’improviste, quelques minutes à la fin d’une émission qui ne parlait pas de ce sujet. »

Avec nos confrères, Ségolène Royal soutient toutefois que la propagande ukrainienne a pu avoir pour effet d’exagérer les résultats de la grève sur la maternité. « Ce que nous avons compris à l’époque, c’est que la maternité fonctionnait, mais ce n’était pas le cas. Il n’y avait aucune preuve du massacre de dizaines de bébés. Toujours est-il que, comme le souligne Checknews, les médias occidentaux n’ont nullement fait état de la mort de dizaines de bébés.

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