US Open – Crown attend son nouveau roi : pour Alcaraz, Tiafoe et les autres, c’est l’opportunité du siècle

L’histoire du jour

C’est bizarre de dire ça. Et, pour être tout à fait honnête, c’est assez drôle de l’écrire. Et pourtant, une semaine après le début de l’US Open 2022, ne vous pincez pas : on sait déjà que le tennis masculin verra dimanche prochain un nouveau vainqueur du Grand Chelem. Dans le top 16, il n’en restait plus que trois, tous déjà sacrés à New York d’ailleurs. Rafael Nadal, l’invincible de 2022, Dimitri Medvedev, le titulaire, et un certain Marin Cilic, qui s’était offert son moment d’éternité il y a huit ans maintenant.

US Open

Nadal a tout donné, Alcaraz a tout pris : le Top 5 des points de lundi

IL Y A UNE HEURE

On savait que la tâche confiée à Medvedev serait ardue, car on n’a plus bissé à Flushing depuis 2008 et le fabuleux quintette de Roger Federer. On se doutait qu’au fil des tours, Rafael Nadal, aussi immortel soit-il, finirait probablement par traîner les pieds. Et, pour être honnête, nous n’avons pas vraiment pensé à Cilic pour aller jusqu’au bout.

Résultats de course ? Les trois sont tombés en vingt-quatre heures et nous voilà avec un plateau ouvert comme jamais auparavant. Et une deuxième semaine qui, si l’on se garde bien de dire qu’elle est un tournant, qu’une génération a chassé l’autre (d’autant plus qu’un certain Novak n’est pas à NY pour les raisons que l’on connaît), offre une expérience unique goût qui n’est pas désagréable en bouche.

Quatre sets pour un exploit monumental : comment Tiafoe a apprivoisé Nadal

Dans un monde où trois hommes ont remporté 63 titres du Grand Chelem depuis 2003, ne laissant que des miettes au reste du plateau, et même si 2022 sera la troisième saison consécutive à couronner un nouveau vainqueur du Major (toujours à New York), nous voulons quand même donner un petit conseil aux rescapés.

À Nick, Karen, Matteo, Casper, Jannik, Carlos, Andrey et Frances : tentez votre chance. Ne la laisse pas passer. L’idée courante, qui sonne comme un cliché, c’est que quand on est jeune – ou pas si vieux – le train reviendra… Non, ce n’est pas vrai : la locomotive ne revient pas toujours à la gare. Une opportunité manquée est une énorme opportunité gâchée. C’est l’heure. Ton temps. Dimanche soir, il n’en restera plus qu’un. Nous avons hâte de découvrir son identité.

Point journalier

Jannik Sinner a dû travailler dur pour faire sortir Ilya Ivashka. La preuve avec ce beau point. Sacré coup de poignet.

Passe dos au filet : le point exceptionnel de Sinner qui a ouvert la voie aux quarts

Nous avons aimé

L’audace de Niemeier. En matière de prise de risque et de jeu décomplexé, elle pourrait inspirer de nombreuses joueuses du circuit. Pour sa première fois en huitième à Flushing, l’Allemand Jule Niemeier n’a été impressionné ni par le jeu sur le Louis-Armstrong ni par l’aura de son adversaire, Iga Swiatek. L’Allemande de 23 ans a développé un style de tennis agressif, où ses frappes puissantes et ses nombreux rushs au filet ont fait mal à la numéro 1 mondiale. Et ce ne sont pas ses défauts qui l’ont découragée ou stoppée son plan de jeu… du moins jusqu’au fin de deuxième set, alors qu’elle était sûrement rattrapée par son inexpérience.

Tiafoe, des paroles aux actes.Je pense que je peux le battre”, a déclaré Frances Tiafoe avant son huitième de finale face à Rafael Nadal. Et le joueur de 24 ans a parfaitement prolongé ses ambitions sur le court Arthur-Ashe, livrant un match plein de caractère face au Majorquin Auteur de 49 ans. Coups gagnants dont 18 as, l’Américain est revenu de 1-3 dans le dernier set pour s’imposer, porté par la foule, pas du tout intimidé par le taureau de Manacor, il ne le doit qu’à lui-même.

Tiafoe a tout donné contre Nadal : “Je n’arrive pas à y croire, ce sera une journée incroyable !”

Nous n’avons pas aimé

Le match de Norrie contre Rublev. Ce devait être sa chance de retrouver les quarts de finale du Grand Chelem, deux mois après son très bon parcours à Wimbledon (demi-finale). Face à un adversaire qu’il avait dominé lors de leur dernière confrontation, qui venait de sortir d’un duel d’une folle intensité de plus de 4 heures et mieux classé (9e contre 11e), Cameron Norrie avait une carte à jouer face à Andrey Rublev. Mais il a complètement raté son match, abandonnant le bâton à chaque fois pour se faire battre. Et le Russe n’a pas hésité à lui infliger un coup.

Service solide, Rublev a écrasé Norrie dans un jeu à sens unique: les meilleurs moments

Les atermoiements de l’organisation. La pluie avait laissé Flushing plutôt tranquille ces derniers jours, mais elle est revenue à la fin des huitièmes de finale. Et cela a provoqué des scènes plutôt cocasses, ou plutôt agaçantes pour les joueurs en lice. Si Norrie et Rublev ont interrompu leur match pendant quelques dizaines de minutes, Petra Kvitova et Jessica Pegula ont dû continuer à jouer, avant que le bruit du toit escamotable du court n’empêche la Tchèque de servir. Pire, le temps de fermer le toit, le court a été inondé, et les deux joueurs, un temps retenus sur le banc, ont donc vu leur rencontre reprendre après plus de 40 minutes sans jouer.

Trois statistiques à retenir

3. Dans un circuit WTA où les têtes de série ont la mauvaise habitude de sauter trop tôt, Jessica Pegula et Iga Swiatek ont ​​été des modèles de régularité cette année. Les deux joueurs, qui s’apprêtent à croiser le fer à Flushing, disputeront chacun leur troisième quart de finale de l’année. Si Swiatek est devenue une habituée, Pegula a gagné 3 fois plus en 2022 que depuis 2015, année de sa première apparition en Majeur.

Une bulle après une frayeur : comment Swiatek a renversé Niemeier

2. Roger Federer en convalescence, Novak Djokovic privé d’un déplacement à New York en raison de son statut de non vacciné au Covid-19, et Rafael Nadal tombé en huitièmes de finale, cette édition de l’US Open nous offre un tableau inédit : côté est ce n’est que la deuxième fois depuis Wimbledon 2004 qu’aucun des trois monstres sacrés n’a atteint les quarts de finale d’un tournoi du Grand Chelem. La dernière fois, c’était déjà à l’US Open, il y a deux ans, quand l’Espagnol et le Suisse étaient sur le flanc, sans compter l’improbable disqualification du Serbe face à Pablo Carreno Busta en 8e de finale.

17. Cela fait 17 ans qu’un Américain a battu Rafael Nadal en Grand Chelem. Avant Frances Tiafoe, le dernier à réaliser cette performance était James Blake, qui l’avait également battu à l’US Open en 2005 (6-4, 4-6, 6-3, 6-1). A l’époque, l’actuel 26ème mondial avait donc… 7 ans. Pendant ce temps, Nadal avait réussi à éliminer les 27 Américains qui s’étaient mis sur son chemin en Major (dont Tiafoe, en quart de finale de l’Open d’Australie 2019).

LA DÉCLA : Frances Tiafoe

J’avais l’impression que le monde s’était arrêté de tourner. Je n’ai rien entendu pendant une minute. Je ne me souviens même pas de ce que je lui ai dit en lui serrant la main. Tout était brouillé. J’ai commencé à pleurer, je pouvais à peine le voir, lui comme mon équipe. Ils étaient tous debout, c’était fou. Mon cœur battait à 1000 à l’heure… Je n’avais jamais rien ressenti de tel de ma vie.

Juste pour savoir…

Nous savons qui ne gagnera pas le tournoi. Mais on ne sait toujours pas qui sera le prochain numéro 1 mondial ? Nadal, Ruud ou Alcaraz ?

Si l’on s’en tient à la stricte chronologie, Marin Cilic aura donc été le dernier vainqueur d’un tournoi du Grand Chelem en lice lors de cette édition 2022 de l’US Open. A combien s’élevait la note ?

Après son exploit, Frances Tiafoe parviendra-t-elle à enchaîner et émouvoir un peu plus le public new-yorkais ?

Que va donner le « Pelicangate » ?

Le match à ne pas manquer mardi : Gauff – Garcia

C’est le moment de vérité pour Caroline Garcia. Souvent rattrapée par son angoisse, comme au début de son huitième de finale contre Alison Riske, la Française a l’opportunité de se hisser, pour la première fois de sa carrière, après 42 participations en Grand Chelem, dans le dernier carré d’un des quatre tournois les plus prestigieux de la planète.

Face à elle, l’étoile montante du tennis, qui affiche un niveau de jeu étonnant depuis le début de la quinzaine et qui, comme la Française, s’est hissée jusqu’aux quarts de finale sans perdre un set. A cela s’ajoutent un bilan défavorable dans les confrontations directes (2 victoires en 2 matches, à Indian Wells en 2021, et en début de saison à Doha), et une ambiance qui sera, comme l’ont connu les adversaires de Serena Williams. en début de tournoi, tout à fait favorable à l’Américain.

Dans ces conditions dantesques, le numéro 1 français aura l’occasion de démontrer tous les progrès qu’il a réalisés ces derniers mois, et les nombreux caps franchis ces dernières semaines. Il faudra pour cela réussir à percer la défense de fer de la joueuse de 18 ans, dont on observera également la résistance à la pression, et sa capacité à répondre aux coups de la Lyonnaise, ainsi que son service puissant et varié. . Le match, programmé en nocturne (1h), a donc tout pour donner envie de rester éveillé au bout de la nuit.

“Avec sa forme physique, Caroline Garcia peut viser la victoire en simple comme en double !”

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