Affaire Quatennens : “Une gifle n’est pas égale à un homme qui bat sa femme tous les jours”, commente Bompard

“Une gifle n’est pas égale à un homme qui bat sa femme tous les jours”. Manuel Bombard, député LFI des Bouches-du-Rhône, a tenté à son tour de défendre son camarade à l’Assemblée nationale Adrien Quatennens, visé par une enquête pour violences conjugales.

« J’essaie de donner un sens aux choses. Une gifle n’est jamais acceptable, mais une gifle n’est pas égale à un homme qui bat sa femme tous les jours”, a-t-il estimé ce vendredi matin, sur le plateau de CNews, assurant de ne pas “minimiser les faits”. à une personne qui est accusée de viol après avoir drogué les personnes qui l’accusent », a-t-il également revendiqué, dans une allusion à l’éphémère membre du gouvernement Damien Abad, visé par les dénonciations de plusieurs femmes, tout en reconnaissant qu’il existe « une Présomption d’innocence”.

Il a ajouté : “Je n’ai pas l’intention de commenter pendant 280 jours, un tweet de 280 caractères”, faisant référence aux messages décriés de Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise, sur Twitter.

Figure de la jeune garde du parti, Adrien Quatennens a reconnu avoir “donné une gifle” à sa femme, “dans un contexte d’extrême tension et d’agressivité mutuelle”. Le député, qui fait l’objet d’une enquête, a été mis cette semaine “retiré de son travail parlementaire” par le groupe LFI à l’Assemblée.

Dimanche, alors qu’Adrien Quatennens venait de publier une lettre dans laquelle il reconnaissait notamment avoir giflé sa femme, Jean-Luc Mélenchon avait d’abord dénoncé dans un tweet “malveillance policière, voyeurisme médiatique, réseaux sociaux”. En revanche, il a salué la “dignité” et le “courage” d’Adrien Quatennens, lui réitérant sa “confiance” et son “affection”.

Quelques heures plus tard, l’ancien candidat à la présidentielle tentait de redresser la situation : « Une gifle, c’est inacceptable de toute façon. Adrien l’accepte. C’est bien”. Mais ces deux tweets ont laissé une trace amère, même en interne.

La polémique est lancée et ce vendredi matin, Manuel Bompard met une pièce dans la machine en minimisant les violences conjugales subies par l’épouse d’Adrien Quatennens.

Plusieurs ministres réagissent

La ministre déléguée à l’Egalité entre les femmes et les hommes, Isabelle Rome, a réagi en dénonçant “des propos abjects qui banalisent la violence” de la députée des Bouches-du-Rhône, et “qui nuisent à la lutte contre les violences faites aux femmes”.

Dans un tweet, Marlène Schiappa s’est également insurgée contre ce discours : « C’est à la justice de juger cette affaire. Vos propos nuisent considérablement à la lutte pour la protection des femmes contre la violence. On va vraiment revenir à débattre si c’est acceptable de frapper une femme ?! »

L’édile de Paris, Raphaëlle Rémy-Leleu, s’est également fendue d’un tweet appelant la députée des Bouches-du-Rhône au silence.

“Ce dont vous parlez avec les camarades insoumis depuis une semaine est insupportable. Arrêtez de parler de la violence. Arrêtez au moins de nous faire souffrir, écrit Raphaëlle Rémy-Leleu. Trouvez le courage d’en parler avec une féministe et assumez compte à la fois de votre méconnaissance du sujet, de votre complaisance politique, et de la douleur et de la colère que vous générez. »

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