Berlusconi et Salvini sur Giorgia Meloni lors d’une réunion commune avant les législatives

De grands noms de l’extrême droite italienne ont défilé sur scène, Piazza del Popolo à Rome, jeudi 22 septembre. “Cavalier” Silvio Berlusconi, n’est plus aussi fringant à près de 86 ans. Matteo Salvini, homme fort de la Lega, leader de l’extrême droite hier. Et celui qui a pris sa place et l’a rendu obsolète, le Melonien comme on l’appelle en Italie. Giorgia Meloni, la dirigeante de Fratelli d’Italia, une formation radicale, nationaliste et ultra-conservatrice, a tenu son dernier meeting avant les élections législatives italiennes qui se tiendront dimanche. Des élections critiques dans ce pays fondateur de l’Union européenne et troisième économie de la zone euro.

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La coalition dominée par l’extrême droite est favorisée avec 25% d’intentions de vote. L’Italie portera-t-elle au pouvoir l’héritière du fascisme ? Baby Garbatella, longtemps quartier populaire de Rome, s’est forgé dans les rangs du Mouvement social italien (MSI) post-fasciste, mais, sur scène jeudi soir, aucun mot ne vient rappeler cette filiation.

Giorgia Meloni parle de l’économie et de la place de l’Italie en Europe et dans le monde. Elle place son mutisme sur sa triade personnelle : Dieu, la patrie et la famille. La presse internationale est là. Il s’agit de se rassurer. Alors entendre ceci de la droite devrait vous inquiéter : “Quand la démocratie est arrivée, la gauche a perdu la tête. Elle s’est révélée pour ce qu’elle était, une extrême gauche, en colère, violente, terrifiée à l’idée de perdre son système de pouvoir.”

Fin de campagne avec un front inversé de l’extrême droite diabolisée. “Tout au long de la campagne, on nous a dit qu’on avait peur, mais les seuls avaient peur elles ou ils”pointe Georgia Meloni dans les tribunes.

“Ils n’ont pas peur de ceux qui rêvent d’une Italie fière, qui veulent être à nouveau fiers de leur nation, de leur peuple, de leur drapeau.”

Giorgia Meloni, présidente de Fratelli d’Italia

Lors d’une réunion à Rome

L’essentiel est laissé à Matteo Salvini, frustré malgré lui : “La gauche propose de reconstruire nos villages en faisant venir de plus en plus d’immigrants. Je dis non. Relogeons-les en permettant à nos fils d’avoir plus de fils et en aidant les mères à devenir mères.” Au cas où ce ne serait pas clair, l’ancien Le vice-Premier ministre italien précise : “Je dis Maman et Papa, parce que le nom de la mère est Maman et non Père 1, Père 2 ou Père 32…”

Mais dans la foule on ne se trompe pas et on sait pourquoi on soutient “La Meloni”: “Tout ce qui n’est pas italien, allez, balai, hors du pays!” Un militant d’extrême droite applaudit. Nous avons besoin de racines. En Italie, on nous les arrache et c’est la faute de ceux qui nous gouvernent ! Giorgia Meloni n’a pas gouverné ces dernières années. La prime de dégagement sera la sienne dimanche.

La droite et l’extrême droite au meeting de Rome : le rapport Louise Baudet

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