Comment expliquer que 235 baleines se soient échouées en même temps ?

Ces globicéphales sont échoués dans la baie de Port Macquarie dans l’ouest de la Tasmanie. Sarah Baldock/Reuters

concentration – 235 dauphins ou globicéphales ont été retrouvés échoués sur les côtes australiennes mercredi. Pour expliquer cela, de nombreux éléments ont été mis en avant, notamment des causes naturelles.

C’est une nouvelle errance de la taille des cétacés. Mercredi 21 septembre, 235 globicéphales, ou dauphins pilotes, ont été découverts échoués à Port Macquarie sur la côte ouest de la Tasmanie, en Australie. Parmi ceux-ci, seuls 32 ont survécu, selon le Tasmanian Wildlife Service. “Nous nous attendons à ce que la grande majorité retourne à la mer”Le biologiste marin Sam Thalman a déclaré à l’AFP. En septembre 2020, 500 globicéphales se sont déjà échoués sur les côtes de cette nation insulaire du sud de l’Australie.

Si les premières hypothèses avancées par les autorités locales indiquent des conditions environnementales défavorables, alors les raisons de cet événement peuvent être plus larges.

“Pièges à mammifères marins”

La première cause peut être naturelle. “La Tasmanie est l’un des meilleurs endroits où les baleines peuvent s’échouer. Certaines personnes appellent ces zones des “pièges à mammifères marins” en raison de la marée descendante rapide.”Karen Stocken, chercheuse spécialisée dans l’écologie et la biologie des mammifères marins à l’université Massey en Nouvelle-Zélande, a déclaré à l’AFP.

«Il est possible que cette importante délinquance – car 230 à la fois c’est beaucoup – ait été causée par une perturbation de leur milieu naturel.complet pour Le Figaro Léa David est chercheuse en écologie marine à l’Institut Eco Océan de Montpellier. Je pense notamment aux nuisances sonores. Par exemple, une explosion peut assommer des cétacés et endommager leur sonar». Clarifier:Tout cela limite leur communication. Ils utilisent le son pour socialiser et trouver leur proie.

Une autre possibilité s’est avancée, à savoir l’imitation chez les cétacés. “Chez ce type d’animal il y a une vraie culture sociale et des liens très forts entre eux. Il n’est pas exclu que ces animaux suivent un membre important du groupe comme une grand-mère ou un bébé»Et le Léa David s’explique encore. Il n’est donc pas impossible qu’un membre du groupe laisse un malade s’échouer et que les autres baleines du groupe le suivent.

La proie en question ?

Le transport de proies à terre est une autre option. “Les globicéphales se nourrissent principalement de calmars. Le réchauffement climatique pourrait entraîner le déplacement de ces espèces vers la côte« Forcer les cétacés à accompagner ce mouvement », lance Léa David.

L’hypothèse qu’Eric Demai, zoologiste et patron de l’ONG Tursiops, s’en éloigne. “Ça veut dire que les cétacés sont stupides. Je trouve ça très réducteur.Il dit. Ils sont capables de pêcher en utilisant très peu d’eau, grâce à des technologies très sophistiquées. Des erreurs peuvent se produire avec les jeunes, mais les globicéphales n’ont généralement pas à s’approcher de la côte.. Eric Demay s’en souvient aussi“Il y a toujours eu des échecs” dans cette partie du monde. Sur les globicéphales, c’est un classique‘, il insiste.

Difficile donc de s’arrêter à une cause en particulier, et les études doivent se poursuivre pour comprendre ce phénomène. “C’est une grande question que nous nous posons tous. Et il y a certainement des liens de cause à effet que nous ne connaissons toujours pas.résume Léa David.

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