Face à la mobilité, Sergueï, 27 ans, cherche à fuir la Russie “à tout prix”

Le joueur de 27 ans se dit “coincé” en Russie après avoir appelé à une mobilisation partielle. Il cherche à quitter le pays “à tout prix” et ne veut pas participer à “ce crime de guerre” en Ukraine.

Quelques jours après que Vladimir Poutine a annoncé une mobilisation partielle, de nombreux Russes tentent toujours de quitter le pays. A terme, 300 000 réservistes seront appelés pour « défendre le pays » dans la guerre menée contre l’Ukraine. Si les forces de Poutine ont du mal, le kamikaze s’organise pour échapper à cette mobilisation.

Sergueï a 27 ans. Jeudi soir sur la chaîne BFMTV, ce jeune Russe ne veut pas participer à ce “crime de guerre”. Début mars, quelques semaines après le déclenchement de la guerre, lui et sa fiancée quittent la Russie. Je suis récemment revenu pour “prendre des choses”. Mais depuis qu’il a appelé à la mobilisation, il s’est dit “coincé”.

Il affirme : « Tôt le matin, nous avons appris l’annonce de la mobilisation. Je cherche des possibilités pour quitter la Russie au plus vite, car je suis coincé ici.

“Ma vie est ailleurs”

Car les billets d’avion pour quitter la Russie sont exposés à la tempête, et les files d’attente s’allongent aux postes frontières.

“Je ne suis pas prêt à participer à ce crime de guerre. C’est un crime de guerre qui se produit et j’ai un travail à l’étranger. Ma vie est ailleurs et je ne suis pas prêt à participer à ce crime contre l’humanité”.

Sergey dit que de nombreux jeunes autour de lui sont dans la même situation dans laquelle il vit. Mais il reconnaît aussi que beaucoup “manquent également de ressources pour partir”.

“Le rouble a perdu beaucoup de sa valeur, et les gens sont sans moyens”, constate-t-il amèrement.

Il décrit les autres comme étant “tombés dans l’apathie, ils sont comme une aliénation. Et les gens ne se rendent pas encore compte qu’ils doivent partir en guerre”, déplore-t-il.

L’état-major russe affirme que 10 000 personnes se sont déjà portées volontaires pour rejoindre l’armée. De son côté, l’Allemagne a confirmé jeudi sa disposition à recevoir des déserteurs de l’armée “menacés d’une grave répression”.

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