La Coopération agricole alerte sur le risque d’arrêt de production dû au prix de l’énergie.

Je reproduis ici le communiqué de presse de la Coopération Agricole. Il est temps d’avoir quelques réserves de conserves et de lentilles dans vos placards.

Tout y est dit.

Je n’ai rien à ajouter.

Et tout est si prévisible.

Des vedettes au gouvernement. Étoiles.

Charles SANNAT

« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou partie à condition que ce paragraphe soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime au quotidien et livre une analyse impertinente et sans concession de l’actualité économique. Merci d’avoir visité mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la newsletter quotidienne sur www.insolentiae.com. »

Depuis 2021, le secteur alimentaire connaît une crise inflationniste sans précédent depuis plus de 40 ans sur l’ensemble des coûts de production agricoles et agroalimentaires. A cette situation s’ajoute l’inquiétude quant à la disponibilité des ressources en matières premières et en main-d’œuvre pour les transformer, menaçant ainsi la continuité des activités de production. Face à ce constat très alarmant ; il est urgent de réagir pour assurer la sécurité alimentaire de notre Nation.

Jamais le risque d’arrêt de production et de défaillance des industries agroalimentaires n’a été aussi réel. Aucune entreprise n’est épargnée par cette crise majeure affectant le prix et la disponibilité des intrants (arrêt de 50% des capacités de production de nitrate d’ammonium en Europe), des matières premières (-50% des volumes de production de fèves et -4% des volumes de production de lait), de l’énergie (+environ 350% de hausse cumulée depuis 2021 pour le prix du gaz naturel et de l’électricité) et les emballages (+40% pour les plastiques et papier-carton).

Parmi toutes ces augmentations, l’énergie est le poste de dépenses le plus important pour les entreprises. Les factures énergétiques sont désormais telles qu’elles ne peuvent plus être absorbées par les coopératives. Si nous voulons continuer à manger français, il nous faut de toute urgence :

La reconnaissance des activités agricoles et agroalimentaires comme répondant à une mission d’intérêt général,
La révision des critères d’éligibilité à la prise en charge de la facture énergétique des entreprises,
La mise en place d’un bouclier énergétique plus performant,
Indexation des coûts énergétiques dans les prix alimentaires.
Parallèlement, il faudra agir au niveau des négociations commerciales pour permettre la prise en compte indispensable de l’inflation des coûts de production alimentaire dans la fixation des prix des produits. C’est pourquoi nous demandons nécessairement :

La modification de la temporalité des négociations commerciales : il faut pouvoir rediscuter les prix en fonction de l’inflation ou de la déflation des coûts de production,
L’instauration d’un moratoire sur les pénalités logistiques,
La prise en compte des coûts industriels dans l’évolution des prix des produits au moyen d’indicateurs sur les différents postes de coûts (énergie en premier lieu mais aussi emballages, coûts logistiques, etc.).
« La situation est grave : la situation historique d’inflation des coûts de production que nous connaissons est une réelle menace pour la capacité des entreprises à maintenir leurs activités de production. Nous devons réagir de toute urgence, la sécurité alimentaire de notre Nation en dépend. Face à ce mur infranchissable, nous devons agir en priorité pour assurer la disponibilité de l’énergie pour les entreprises agroalimentaires et limiter son coût. déclare Dominique Chargé, Président de La Coopération Agricole. « Alors que nous avons construit nos chaînes d’approvisionnement sur les bases d’un monde stable et abondant, le passage à un monde marqué par l’instabilité et les pénuries probables nous oblige à changer de paradigme. C’est dans ce sens que La Coopération Agricole souhaite qu’en complément de la future loi d’orientation agricole, un pacte de souveraineté puisse être conclu entre les acteurs de la chaîne alimentaire, les pouvoirs publics et les consommateurs. L’engagement collectif induit par la signature de ce Pacte assurera le maintien d’une filière alimentaire française résiliente, pérenne et durable. “, il continue.

Source La Coopération Agricole ici

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