L’UFC-Que Choisir dénonce les “grosses bêtises” des DPE

Cravetiger / Getty Images Une enquête de l’UFC-Que Choisir pointe la qualité médiocre des diagnostics de performance énergétique (Image d’illustration).

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Une enquête de l’UFC-Que Choisir pointe la qualité médiocre des diagnostics de performance énergétique (Image d’illustration).

ÉNERGIE – Une refonte complète est nécessaire. Alors que le gouvernement fait la chasse aux « passoires thermiques », une enquête publiée ce jeudi 22 septembre par laUFC-Que choisir révèle la mauvaise qualité des résultats des diagnostics de performance énergétique (DEP) des logements.

Dans son enquête de 2017, l’association pointait déjà des préconisations pour les travaux d’économie d’énergie “capricieux” et le manque de fiabilité des diagnostics. Cinq ans plus tard, et un an après la réforme des DPE, rien ne semble avoir vraiment changé.

Trois classes de différence pour un même logement

A partir de l’analyse de 34 diagnostics réalisés dans sept maisons situées dans différentes régions de France, leUFC-Que choisir noter des écarts diagnostiques importants. En effet, après quatre ou cinq diagnostics chacun, six des sept logements étudiés se sont vu attribuer des classes énergétiques différentes. Une maison a même obtenu un B puis un E avec un autre diagnostic.

Ce manque de fiabilité des performances énergétiques des logements pose des problèmes majeurs. Cela peut affecter la “évaluation des biens”biais “estimer la consommation d’énergie et donc les factures” et pire, rendant impossible la location d’un logement.

En effet, dès le 1est Janvier 2023, la loi Climat interdit la location des logements les plus mal isolés. Cela concerne environ 140 000 biens, considérés comme les pires passoires thermiques, consommant plus de 450 kWh par mètre carré et par an.

Recommandation de différents travaux

Autre révélation de l’association, les diagnostiqueurs, soumis à l’obligation de proposer des travaux pour améliorer l’efficacité énergétique d’un logement, donneraient des conseils “époustouflant” aux particuliers. “Un installateur a recommandé d’installer un chauffe-eau solaire alors que la maison en avait déjà un”témoignent les auteurs de cette étude.

Un constat pas si surprenant au vu des critères divergents sur lesquels reposent les diagnostics. Les professionnels sont incapables de s’entendre sur la principale source de déperdition de chaleur des habitations »noter laUFC-Que choisir.

Toutes ces lacunes signifient que “la certification n’est en aucun cas une garantie de qualité”. C’est pourquoi l’association demande au gouvernement de se pencher très sérieusement sur la question en faisant « opposable aux diagnostiqueurs les allégations du DPE sur les travaux préconisés » et réviser « le système de certification pour assurer aux consommateurs que le recours à un professionnel certifié est un véritable gage de qualité. »

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