Près de 800 taureaux refusés par l’Algérie seront débarqués à Sète avant d’être abattus ce week-end

L’affaire connaît son issue. 780 taureaux, refusés par l’Algérie à la suite d’un imbroglio administratif entre Paris et Alger, ont pu débarquer vendredi 23 septembre 2022, à Sète, a annoncé la préfecture de l’Hérault, avant d’être abattus en Aveyron probablement au cours de ce week-end.

Après des tests sanitaires satisfaisants, “Le Préfet de l’Hérault, Hugues Moutouh, a donc autorisé le navire à accoster au port de Sète, aujourd’hui, à 17 heures”a précisé la préfecture dans un communiqué. “Les animaux débarqués du bateau seront placés dans des bétaillères et transportés vers leur lieu d’abattage”c’est précisé. “L’Etat a réquisitionné les abattoirs de Rodez et de Saint-Affrique pour tuer les taureaux” concernés, a déclaré à l’AFP Jacques Molières, président de la chambre d’agriculture de l’Aveyron. Selon lui, le massacre aura ” probablement “ avoir lieu le week-end.

« Je m’interroge sur la logique d’amener près de 800 taureaux à Rodez puis de les envoyer à l’équarrisseur d’Agen. Il y a des abattoirs entre Sète et Agen »a déploré M. Molières. « Passer par l’Aveyron n’est pas le chemin le plus court entre Sète et Agen. Il y avait des solutions à Castres ou à Toulouse »il ajouta.

Le 5 septembre, deux jours après que le transporteur de bétail – un navire de 81 mètres de 45 ans sous pavillon togolais – a quitté la France – les autorités algériennes ont interdit le débarquement de bétail sur leur sol.

L’état de santé de trois animaux impliqués

Les autorités françaises ont expliqué mercredi à Paris qu’un “difficulté d’interprétation” de l’état de santé de trois animaux était à l’origine du blocage, assurant que“il n’y a pas eu de manquement des autorités françaises sur le certificat d’exportation” permettant aux animaux de sortir. Les taureaux sains avaient été vaccinés contre la rhinotrachéite infectieuse bovine (IBR). Toutefois, les documents joints à leur certificat d’exportation portaient la mention « IBR positif », laissant entendre à tort qu’ils étaient porteurs du virus, selon le ministère de l’Agriculture.

Malgré une précision apportée par la France, l’Algérie leur a toujours refusé l’entrée sur son territoire. “pour des raisons réglementaires”. Après « pourparlers infructueux »La France a décidé de ramener le bateau et d’abattre ces 780 animaux car ils avaient été “nourris au foin” d’Algérie, pays où sévit une autre maladie animale, la fièvre aphteuse.

Vendredi, “les résultats des analyses et de la visite vétérinaire ne montrent aucun signe de contamination par la fièvre aphteuse”a souligné la préfecture de l’Hérault, faisant état d’une “veau retrouvé mort” et trois autres “réputé inapte au transport” qui a dû être euthanasié.

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