Près de Toulouse. Des chiens étaient enchaînés ou enfermés : un élevage d’horreur démantelé

53 chiens élevés dans des conditions indignes ont été sauvés, mercredi 21 septembre 2022, près de Toulouse. (©DR)

Ils ont été détenus dans des conditions épouvantables. Le vendredi 23 septembre 2022, Samuel Vuelta-Simon, le procureur de la République de Toulouse, a annoncé le sauvetage de 53 chiens dans une ferme de Beaumont sur Lèzeprès de Toulouse.


Un premier contrôle alerte les autorités

Tout a commencé fin 2021, lorsque les services de la Direction départementale de la protection des populations de Haute-Garonne (DDPP 31) ont procédé à un contrôle sur cet individu.

« Il est ressorti du contrôle que la personne était en possession de plusieurs dizaines de chiens dont le nombre ne faisait que croître, qui étaient gardés dans des conditions ne leur permettant pas de subvenir à leurs besoins primaires. Plusieurs manquements majeurs à la réglementation ont été constatés par la DDPP, qui a mis en demeure l’intéressé de réduire le nombre d’animaux à 9.

Samuel Vuelta-SimonProcureur de la République de Toulouse

Après ce contrôle, le parquet de Toulouse a saisi les gendarmes de la communauté de brigades de Carbonne. “Entendu dans un premier temps pour les amendes de mauvais traitements infligés aux animaux captifs, l’intimé a déclaré qu’il allait se conformer à la réglementation”. Spoiler : ce n’était pas le cas, bien au contraire…

Chiens enfermés et enchaînés

La situation s’étant aggravée avec la présence de plus en plus de chiens, les services vétérinaires de la DDPP, appuyés par la gendarmerie, se sont rendus sur les lieux mercredi 21 septembre.

Plusieurs chiens ont été retrouvés enfermés.
Plusieurs chiens ont été retrouvés enfermés. (©DR)

Sur place, ils découvrent une scène d’horreur : « 53 chiens, dont 7 chiots, détenus dans des conditions indignes (21 chiens dans trois enclos, 2 chiens enchaînés, 6 chiens dans un camion, 6 chiens dans un Algeco, 6 chiens dans deux caravanes et le reste errant, dont les 7 chiots) », détaille le magistrat.

Animaux remis à la SPA

“Le manque durable d’accompagnement d’un animal adapté à ses besoins élémentaires tels que la nourriture, les soins, les conditions d’hébergement étant légalement assimilé à un abandon”, l’homme a été placé en garde à vue pour “abandon d’animal” et “exploitation d’une installation classée pour la protection de l’environnement non conforme malgré mise en demeure ».

Jugé sous la forme de la comparution sous reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), le fameux « plaidoyer de culpabilité », il a été condamné à « 10 mois de prison avec sursis, et une interdiction de garder un animal pendant 12 mois », annonce Samuel Vuelta-Simon.

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Les animaux ont été confisqués et remis à la SPA afin d’être immédiatement proposés à l’adoption.

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