Prêts immobiliers. La hausse des refus de prêts fera-t-elle baisser les prix du marché ?

Il est encore un peu trop tôt pour vraiment identifier les effets des refus de prêt sur le marché immobilier français. Néanmoins, les premiers indicateurs montrent une baisse des transactions et des prix. Mais les professionnels s’attendent à une accélération dans les mois à venir.

Dans son récent rapport économique, la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim) indique observer “un ralentissement des prix depuis avril 2022, avec des prix de transaction plus discutables, tout en restant à la hausse”.

En revanche, le nombre de transactions à fin août n’avait pas encore nettement ralenti. “Le nombre de compromis n’a baissé que d’environ 1% au cours des huit premiers mois de l’année, ce qui indique que la résistance des ventes pourrait durer encore au moins deux ou trois mois”précise la Fnaim.

“Les prix risquent de baisser”

Cela pourrait s’expliquer par une accélération des projets d’achat dans un contexte de hausse des taux. Sous réserve que les demandes de financement soient acceptées par les banques.

“Les achats immobiliers étant corrélés à l’offre de crédits, il est probable que les prix baissent”, confirme l’économiste Guillaume Vuillemey.

“Le marché immobilier va atterrir et il ne faut pas paniquer pour ça”déclaré en août au Monde, Frédéric Violeau, notaire à Caen et chargé de la statistique nationale de l’immobilier au Conseil supérieur du notariat. Il pense même que “la stabilisation est bienvenue et cohérente, après la flambée des volumes de transactions et des prix de l’immobilier depuis la fin du premier confinement lié à la pandémie mi-2020”.

Un risque de blocage du marché immobilier

Des notaires bretons ont récemment fait savoir que « Si la hausse des prix de l’immobilier se poursuit, le volume des transactions a nettement baissé depuis fin 2021 en Bretagne. La marge pour obtenir un crédit se rétrécit et pourrait conduire à un blocage du marché immobilier dans les mois à venir », ils avertissent.

Une forte baisse des prix ne sera possible que s’il y a un afflux massif de maisons à vendre. Cependant, si les acheteurs potentiels se voient refuser l’accès au crédit, les ménages renoncent à déménager. ” Du coup, le marché va plutôt se figer »estimé début septembre dans Challenges Maël Bernier, porte-parole de la franchise de courtage Best Rate.

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