“Qu’un ministre de l’Education nationale critique l’universalisme républicain à l’étranger est ahurissant”

“On oublie un peu vite qu’alors que les Etats-Unis faisaient de la ségrégation raciale un élément constitutif de leur société, Gaston Monnerville a été élu président du Sénat.” OLIVIER DOULIERY / AFP

FIGAROVOX/ENTRETIEN – Dans un discours prononcé aux Etats-Unis à l’université de Washington, Pap Ndiaye a affirmé que la France restait mal à l’aise avec le concept de « race ». Pour l’universitaire Xavier-Laurent Salvador, ces mots symbolisent la pensée d’une élite qui ne croit plus au modèle républicain.

Xavier-Laurent Salvador est maître de conférences en littérature moderne et maître de conférences en langue et littérature médiévales à l’Université Sorbonne Paris Nord. L’Observatoire du décolonialisme et des idéologies identitaires, que l’universitaire co-dirige, dispose d’un site internet : decolonialisme.fr.


FIGAROVOX. – Le ministre de l’Éducation nationale a affirmé qu’en France, la notion de “course”restait très sensible. Selon lui, il est difficile “pour aborder les questions ethno-raciales de manière nuancée”En partie parce que “les organisations d’extrême droite sont actuellement puissantes”. La notion de “universalismen’est-il pas au cœur de la tradition républicaine ?

Xavier-Laurent SALVADOR. – Tout d’abord, qu’est-ce que :la question ethno-raciale” ? De quelle discipline dépend, selon lui, la question «ethno-raciale” ? De la biologie ? Citoyenneté ou histoire ? De l’anglais? Ou bien est-ce à lui de plaider pour l’introduction d’une nouvelle discipline, plus conforme à la wokisme

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